Nous avons demandé aux étudiants du Centre Yves-Thériault (CSDM) inscrits aux cours de niveau 5 en francisation d’écrire leur propre parcours migratoire. Situé sur la rue Villeray dans le quartier Saint-Michel, le Centre Yves-Thériault a pour mission première de franciser et d’intégrer les adultes non francophones venant des quatre coins du globe à la société québécoise. Découvrez ici le parcours d’Elena. 

Pays d’origine : Russie
Au Québec depuis : 2017
Statut à l’arrivée au Québec : Résidente permanente

En Russie, nous vivions très bien. Nous avions une maison, deux voitures, un chat, un chien et un travail. Mais dans le pays, la situation économique est très difficile pour les gens ordinaires. Nous ne voyions pas l’avenir pour nos enfants. À chaque étape de la vie, on devait payer. Deuxièmement, dans le pays, la corruption prenait de plus en plus de place. En somme, nous avons opté pour l’immigration.

En Russie, je travaillais comme économiste, chef comptable dans une compagnie d’État. Notre troisième enfant est né pendant notre processus d’immigration (qui a duré 6 ans !!!). Mon mari était chef ingénieur industriel.

Quand nous sommes arrivés au Québec, nous n’avons pas bien compris la situation. Nous avons donc compris qu’on devait étudier. Après avoir réglé tous les documents, on a décidé que je devais commencer la francisation et que mon mari, avec son niveau de langue pourrait suivre des cours de spécialisation.

Après un an et demi, j’ai terminé mon cours de francisation du programme Tremplin DEC pour personnes allophones. Mais j’ai aussi appris que pour continuer ma formation à l’université, je devais améliorer mon français écrit encore plus. C’est pour cette raison que j’ai commencé le cours d’écriture au Centre Yves-Thériault.

Que j’aime le cours de francisation ou pas, ce n’est pas grave pour moi. Je suis arrivée dans un autre pays pour améliorer la vie de ma famille. Nous sommes de nouveaux arrivants et nous devons faire des efforts pour nous intégrer dans la nouvelle société pas pour les autres, mais pour nous. Les professeurs travaillent fort pour favoriser l’apprentissage d’une nouvelle langue par les étudiants.

Après le cours, j’espère commencer ma formation à l’université. C’est mon objectif et c’est très important pour moi ! Mon mari va continuer son travail. Quand j’aurai fini mes études, je commencerai à travailler et mon conjoint pourra améliorer sa formation dans sa spécialité.